Une histoire de pieds !

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Science: les moustiques attirés par les effluves corporelles.

 

 

 

Le moustique n'a pas fini de nous surprendre. Ce que nous sommes loin d'imaginer, ni même de savoir pourrait nous éviter pourtant bien des maux. En effet, en plus de de nourrir de notre sang, le moustique affectionne tout particulièrement une certaine odeur corporelle: celle émanant de nos pieds.

 

En 1995, Bart Knols, entomologiste à l'université de Wageningen aux Pays-Bas a pour lubie la traque du moustique. Ainsi, dans une de ses recherches, il avance l'hypothèse d'un poison injecté dans le sang, capable de se transmettre au moustique. Quelques années auparavant, il conduit une étude sur la sensibilisation des moustiques par rapport aux odeurs corporelles que nous dégageons.

 

Plus tard, Richard Mukabana se penche lui aussi sur la question : comment parvenir à éloigner ces insectes ? Il se voit confronté de manière constante à ce problème devenu insoutenable au Kenya. Ainsi, il tente de mettre au point un cocktail olfactif à partir d’effluves humaines.

 

Non content de jouer le véhicule de l'agent du paludisme lorsqu'il est de sexe féminin, non content de provoquer ainsi la mort de centaines de milliers de personnes chaque année, le moustique Anopheles gambiae est un insecte pervers. Ce qu'il aime surtout en l'Homme: c'est l'odeur de ses pieds. Surtout quand ils sentent.

Voilà l'étonnante découverte de Bart Knols, entomologiste de l'université de Wageningen aux Pays-Bas, et de son collègue Ruurd de Jong (1). Des pervers eux aussi? Non, deux chercheurs qui tentent de mettre au point des pièges efficaces contre Anopheles Gambiae: des leurres à base d'odeurs. «D'autres avant nous ont eu la même idée, plaide Bart Knols. Et l'on sait maintenant piéger la mouche tsé-tsé avec un cocktail d'odeurs. Concernant les moustiques, juste après la Seconde Guerre mondiale, un Anglais avait aussi eu la même intention.»

En Ouganda, le chercheur avait alors aligné des enfants nus, offerts aux moustiques, et compté les piqûres. Assis, debout ou couché, c'était immanquablement le visage que l'insecte préférait. «Mais le moustique n'était pas un gambiae. J'ai donc dû mener ma propre recherche.»

Pour cela, Bart Knols n'a pas hésité à jouer lui-même le cobaye, se laissant assaillir par des bandes de moustiques. Cette fois, ce sont les pieds les premiers visés. Etapesuivante: le chercheur se désinfecte les pieds et relâche ses moustiques. Cette fois, ils piquent n'importe où.

Conclusion: ce que ces insectes aiment, c'est l'odeur d'un pied qui a vécu. Mais quel composé précis? Le chercheur fait appel à des chimistes, et consulte les laboratoires pharmaceutiques qui mettent au point des produits contre les effluves corporelles.

Problème: l'odeur d'un pied compte plus de 100 ingrédients odoriférants. D'où nécessité de ruser.

Bart Knols et son compère filent alors chez un fromager pour y quérir la pâte dont il émanerait l'odeur la plus proche de celle des pieds. Le Limburger hollandais fait l'affaire. Et voilà des moustiques lancés dans deux sortes de tunnel. Au bout du premier, un piège avec ledit fromage. Au bout de l'autre, un autre, avec juste de l'air pur.

Résultat, on dénombre quatre fois plus de moustiques dans le piège à Limburger. On notera au passage, le lamentable échec d'une tentative avec du camembert.

Stade suivant, les chercheurs se renseignent alors sur la fabrication du Limburger et découvre qu'on lui inocule la bactérie brevibacterium linens. Or, cette dernière ressemble furieusement à brevibacterium epidermis qui colonise nos pieds en action. Une bonne piste donc. Alors, cette fois, les chercheurs demandent une étude sur les composés odoriférants du Limburger: il n'y en a que 20. Une chance.

«En les comparant avec ceux de l'odeur des pieds, nous devrions maintenant découvrir quelle substance ou mélange précis attire Anopheles Gambiae. En fait, nous sommes sur le point d'aboutir», affirme Bart Knols, qui a déjà prévu de tester son piège sensas en mars prochain. In situ: en Tanzanie - (1) in Acta tropica, vol 59 et New Scientist 04/11/95

Source : Libération

http://www.liberation.fr/sciences/0101157815-les-moustiques-preferent-les-pieds-qui-sententl-espece-vecteur-du-paludisme-pique-de-preference-les-pieds-attiree-par-leurs-effluves

 

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A Kenyan scientist has invented a mosquito bait incorporating worn socks and fermenting yeast in a sugary solution.

 

Dr Richard Mukabana, the inventor of the special insect snare, says the discovery was made while testing various ingredients for making bait that would help lure the little blood-sucking parasites away from humans.

The researcher, who is an insect scientist based at the International Centre of Insect Physiology and Ecology (ICIPE's) the Mbita Point Station, says one of the latestsurvival techniques that the insect has developed over time is staying outdoors, rendering treated bed nets and indoor spraying useless.

Now the researcher had to get outdoors with a snare. The report of his research waspublished in Malaria Journal on October 25, last year.

Exhaling skin

So how does Mukabanaâ??s new invention work? The researcher says that it is long established that carbon dioxide that forms part of the breath exhaled by humans andother boned animals lays an important role in helping any blood-sucking insects to locate them.

The Anopheles Gambiae mosquito Is one such creature that relies on the gas to locate its prey, Mukabana points out in his report.

 

Source :http://www.standardmedia.co.ke/?articleID=2000029021&pageNo=1

Publié le 22-08-2013 dans FICHES INFOS : Fiches pour comprendre le phénomène du Moustique: biologie, expansion, maladies, moyens de lutte.

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